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En route pour la Durbelière !

Située à Saint-Aubin de Baubigné, aujourd’hui commune associée de Mauléon dans les Deux-Sèvres, la Durbelière est l’un des lieux historiques les plus emblématiques du nord des Deux-Sèvres. Ses ruines témoignent encore de l’importance de cette ancienne demeure seigneuriale. L’image des guerres de Vendée et notamment celle de Henri de la Rochejacquelein lui est associée. Cet été, double rendez-vous pour moi sur le Mauléonnais et sur ce site que je découvrais pour la 1ère fois, un rendez vous fin juillet avec l’association GENEA79 avec Jean-Philippe POIGNANT et le spectacle « le serment de la Durbelière cette fin du mois d’août ! Deux rendez-vous qui se complètent et qui se combinent très bien, une chance réellement pour moi !

1- Balade dans le Mauléonnais – Jean-Philippe POIGNANT GENEA79

En lien avec l’association GENEA79, Jean-Philippe POIGNANT, membre du bureau de cette association organise des « déambulations historiques » pour nous faire découvrir autrement nos régions. Après Courlay (la petite église), Moncoutant (temple protestant), Beauchêne et Pitié, sans oublier Pugny son église et son château, visite réalisée en 2024, nous voici autour de Mauléon cette fin du mois de juillet.

Le rendez-vous était fixé à l’église de Saint-Amand sur Sèvre, une église remarquable par ses nombreux modillons. Le terme « modillon » désigne un support ornemental placé en saillie au faîte des murs afin de soutenir une corniche, du chevet, de la nef et, assez souvent, sur la façade, au-dessus du portail.

Sur la route de Saint-Amand, une petite chapelle érigée en l’honneur de Louis Marie Grignon de Montfort, une des dernières érigées pour lui…Louis-Marie Grignon de Montfort, né le 31 janvier 1673 à Montfort-la-Cane en province de Bretagne et mort le 28 avril 1716 à Saint-Laurent-sur-Sèvre en province du Poitou, est un prêtre catholique français qui a marqué les populations locales au début du XVIIIème siècle.

Et puis une surprise ! Direction le parking du supermarché SUPER U, non pas pour y faire quelques courses mais pour s’y imaginer un site de batailles pendant la guerre de Vendée… Il nous faut bien la verve et la passion de Jean-Philippe pour se transporter dans cette époque et imaginer soldats et chouans se livrant des combats acharnés ! là ont eu lieu les premiers combats et les premiers tués des guerres de Vendée lors de l’insurrection de 1792.

Combats qui se sont déroulés aussi sur le site en sortant de Mauléon direction Nantes, à gauche (en face Emmaus) sur le site du mont Gaillard et là des vestiges existent et on imagine mieux sur ce promontoire les enjeux des troupes de républicains en 1793 pour maîtriser les assauts des Vendéens et leur désillusion et le cuisant échec en les voyant arriver de l’arrière et en les obligeant à se jeter pour certains en contrebas… Passionnant ce plongeon dans un autre temps dans ce territoire véritablement vendéen dans l’âme !

Après cette immersion sur les terres des guerres de Vendée, direction Saint Aubin de Baubigné. A l’intérieur de l’église le tombeau de la famille La Rochejaquelein

Et qui dit Henri de la RocheJacquelein dit Château de la Durbelière, toujours à Saint-Aubin de Baubigné ! Direction donc le château pour y pique-niquer. Ce lieu auparavant privé est donc propriété publique et est ouvert pour des guinguettes le soir en été. Nous découvrons les ruines et la fosse aux loups dans le bois à proximité.

L’après-midi visite du musée de Mauléon avec les rochers des Vaux, rochers du néolithique gravés, des hauteurs autour du château de Mauléon, de l’église de St Jouin.

2 – Spectacle « Le serment de la Durbelière »

C’est l’histoire du site de la Durbelière :

Des origines médiévales

La terre de la Durbelière appartient à la famille de Rorthais dès le Moyen Âge. Un premier édifice existait probablement avant la construction du château, qui fut profondément remanié entre 1440 et 1460 par la famille de Rorthais. De cette période subsistent notamment la tour à pans coupés et une partie du mur d’enceinte avec ses échauguettes. Au début du XVIIe siècle, le château connaît d’importantes transformations. Après le mariage de Renée de Rorthais avec Pierre de Meulles, la demeure est agrandie et embellie. Les anciennes fortifications laissent davantage place à une résidence seigneuriale : le portail est reconstruit, les fenêtres agrandies, les douves aménagées et une élégante balustrade vient orner la terrasse. Le porche actuel porte la date de 1631, ainsi que les armes de Pierre de Meulles et de Renée de Rorthais. Les importants communs qui entourent la cour sont également construits à cette époque.

La famille de la Rochejacquelein

En 1679, la Durbelière passe par alliance à la famille du Vergier de La Rochejaquelein. C’est cette famille qui donnera au château sa célébrité historique. Le 30 août 1772, Henri du Vergier, comte de La Rochejaquelein, naît à la Durbelière. Il deviendra, au début des guerres de Vendée, l’un des principaux chefs de l’armée catholique et royale.

Le 13 avril 1793, alors que l’insurrection vendéenne prend de l’ampleur, des paysans viennent chercher le jeune Henri à la Durbelière afin de lui demander de prendre leur tête. C’est à cette occasion qu’est traditionnellement rattachée la célèbre formule qui lui est attribuée : « Si j’avance, suivez-moi ; si je recule, tuez-moi ; si je meurs, vengez-moi. »

Les incendies de 1793-1794

La position de la Durbelière et son lien avec Henri de La Rochejaquelein en font une cible pendant les guerres de Vendée. Le château est incendié à cinq reprises entre 1793 et 1794, notamment lors des opérations des troupes républicaines. Il ne sera jamais véritablement reconstruit et tombe progressivement à l’état de ruines. Malgré les destructions, plusieurs éléments ont subsisté : les vestiges du château, les vastes communs, la fuye (petite volière), les murs de clôture, les douves et l’étang. Cet ensemble permet encore aujourd’hui de comprendre l’importance qu’avait autrefois le domaine.

Un patrimoine aujourd’hui protégé avec des animations

Les vestiges de la Durbelière ont d’abord été inscrits au titre des monuments historiques, avant que l’ensemble du site — vestiges du château, communs, fuye, sols, murs de clôture, douves et étang — ne soit classé monument historique le 8 janvier 1996. Après être resté longtemps une propriété privée, le site a été acquis par la commune de Mauléon le 8 septembre 2023. L’association « La Durbelière », créée en 2017, contribue à son entretien et à sa mise en valeur. Visites, journées du patrimoine et animations permettent aujourd’hui de faire revivre l’histoire de ce lieu.

Le spectacle le serment de la Durbelière

UN spectacle retrace l’histoire de ce lieu : le serment de la Durbelière, spectacle réalisé du 19 au 23 août 2026. Cette grande fresque nocturne, portée par l’association La Durbelière et par plus de 200 bénévoles, proposait de parcourir près de mille ans d’histoire, depuis le Moyen Âge jusqu’à la Première Guerre mondiale. Une centaine d’acteurs, 400 costumes et de nombreux décors et accessoires étaient réunis pour transformer les ruines du château en véritable scène historique. Au-delà du spectacle historique, Le Serment de la Durbelière était aussi un projet de transmission et de sauvegarde du patrimoine. L’objectif affiché par ses organisateurs était de faire connaître un site encore trop méconnu et de redonner vie, le temps de quelques soirées, aux pierres de l’ancien château.

Pendant cinq soirées, les ruines de la Durbelière sont donc devenues le décor vivant d’une histoire qui traverse les siècles : une histoire de seigneurs et de paysans, de guerres et de foi, de destructions et de renaissance, jusqu’à la Grande Guerre. Un beau spectacle ! Vous y êtiez vous aussi ? Que pensez vous de ce lieu ? le connaissiez-vous ?



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