Lilas blanc au milieu des deux moulins !

Que le lilas blanc est beau en ce mois d’avril ! Nous avons déjà planté des lilas mauves mais nous voulions inviter un lilas blanc chez nous. L’objectif 2026 était donc d’en planter. Nous avons pris des boutures il y a une semaine en Vendée mais pour sentir les 1ères fleurs, il faudrait bien attendre deux-trois ans…

La patience est de mise dans la campagne !

Mais, mi-avril, nous sommes près de la fontaine en bas de notre champ pour voir ce qui ne fonctionnait pas. L’eau qui coulait généreusement ces dernières années peinait à arriver dans notre jardin. Des saletés sans doute accumulées, bref il fallait y jeter un œil. Bien nous en a pris car juste à côté, dans les ronces, qu’avons-nous vu ? Oh, juste deux trois fleurs de lilas blanc au milieu des épines ! Ces quelques fleurs de lilas blanc semblaient crier au secours. Un signe ? Et nous voilà à l’assaut des grosses épines, essayant de sauver ce lilas blanc…

Et puis ce lilas n’est pas situé n’importe où. Il est à côté de la fontaine certes mais aussi sur un sentier que l’on ne voit plus mais qui a sans doute existé.

Revenons au passé. Chaque moulin à eau était associé à un moulin à vent permettant au meunier de faire de la farine été comme hiver. A Remué, c’était donc le cas comme le prouve cet état extrait du recensement fait par l’association des moulins des Deux-Sèvres (source : document de Patrick Albaret)

Les moulins étaient distants, l’un au niveau de la rivière et l’autre dans les hauteurs, rendant le travail des meuniers particulièrement difficile notamment à Remué où le relief est escarpé et les rochers bien présents.

Entre les deux, un chemin existait escarpé et accidenté. Il fallait bien qu’avec sans doute un âne ou une mule, le meunier porte ses balluchons de blé ou de farine. Et ce chemin passait nécessairement dans le champ que nous avons et dans le bas de ce champ près de la fontaine. Il existe aujourd’hui une barrière en bas du champ mais à droite couvert de ronces, un sentier semble débuter. Il semble passer à côté du lilas et d’autres arbustes fleuris (on devine des fleurs roses au printemps…)

Le moulin à vent n’existe plus, on le devine dans le champ du voisin car c’est l’endroit pierreux, là où les cultures ne poussent pas… au fond près de l’arbre. On ne le voit pas sur la photo mais le champ est en hauteur. Les champs de l’autre côté sont derrière la rivière, sur l’autre rive.

Nous allons dégager ce sentier et re-découvrir le chemin emprunté par les meuniers GUYON et ceux des générations d’avant. Le sentier était-il bordé d’arbustes fleuris à toutes les époques ? de 1900 à 1960 ? Pensée à tous ces meuniers, meunières, à tous ceux qui nous ont précédé sur ce beau territoire, merci à vous de nous avoir laissé un beau petit patrimoine et un environnement chargé d’histoire(s) ! Et, mon Dieu, qu’il sent bon ce beau lilas !!! N’est-il pas joli maintenant qu’il respire mieux, qu’il profite des rayons du soleil et de nos yeux admiratifs ?

Merci à ce lilas, petit bonheur d’avril d’avoir pointé son nez juste pour nous faire un signe ! Regardez il était quand même bien caché, non ?

N’hésitez pas à nous dire si vous aimez vous aussi le lilas blanc, si cette fleur vous inspire… et si vous vous rappelez un chemin près de la fontaine, du moulin à eau de Remué au moulin à vent ! Il existe aussi quelques chansons sur le lilas, non ?


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